Une mère
Au début de la maladie de mon fils, j’ai pensé qu’il était dérouté et qu’il avait besoin d’aller voir un psychologue. Quand il m’a appelé de l’hôpital pour me dire qu’il était dans l’aile psychiatrique, le cœur m’a fait trois tours! Ça ne se pouvait pas! Je savais que quelque chose allait de travers, mais il ne pouvait pas être atteint de schizophrénie! J’avais demandé à ce qu’il soit suivi, qu’on trouve quelque chose, qu’on le guérisse, qu’on me le ramène comme il était avant, pas qu’on me dise qu’il avait une maladie comme ça!
À la première rencontre au Pont du Suroît, j’ai pleuré tout le temps! Mais je suis sortie allégée. J’y ai laissé un énorme bagage de douleur et de peine. J'y suis retournée souvent. Ça m'a donné des forces pour mon fils.
Encore aujourd’hui, si je ne sais pas quoi faire, je le demande, les intervenantes sont là pour répondre à nos questions et pour nous donner conseil. Avec de l’aide, j’ai plus de chance de poser les bons gestes avec mon fils.
Josée, ume mère reconnaissante












