un petit ver qui pourrait nous en dire long sur la schizophrénie
Qui aurait cru que le « petit » ver C. elegans a, lui aussi, un système nerveux complexe et capable de contrôler ses propres mouvements ? Cette étude de chercheurs de Harvard vient d’identifier chez ce ver des neurones affectés de 2 fonctions différentes, le mouvement et le signal en retour qui permet de contrôler le mouvement en tenant compte de l’environnement. Ce feedback appelé la réponse corollaire joue très probablement, lorsqu’il est déréglé, un rôle éminent dans certains troubles neurologiques comme la schizophrénie. Quel intérêt ? Et bien le neurone de Caenorhabditis elegans pourrait bien être un modèle très précieux pour comprendre la schizophrénie et développer ensuite de nouveaux traitements. Une recherche à découvrir dans l’édition du 13 mai de la revue Nature.
Depuis des décennies, les scientifiques étudient C. elegans, ce minuscule ver transparent pour trouver des indices sur la façon dont les neurones se développent et fonctionnent. Cette découverte d’un système nerveux bien plus sophistiqué qu'on ne le pensait et qui dispose d'un mécanisme d’autocontrôle, va à l’encontre des conclusions de précédentes recherches qui voyaient des neurones comme des unités autonomes monofonctionnelles.
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