L'armée encouragera les militaires à discuter du stress au combat PDF Imprimer Envoyer

OTTAWA - L'armée canadienne lancera une campagne de sensibilisation, jeudi, afin d'aider ceux qui souffrent de maladie mentale - notamment du trouble de stress post-traumatique (TSPT) - à sortir de l'ombre.

L'armée encouragera les militaires à discuter du stress au combatMais à l'instar des individus qui peinent à parler ouvertement du mal qui les afflige, les fonctionnaires du ministère canadien de la Défense nationale ont eux aussi débattu de la question de savoir si la campagne de sensibilisation devrait être rendue publique, ou plutôt adressée uniquement au personnel militaire.

Le nombre d'appels à l'aide des soldats, ainsi que de leurs familles, est en constante augmentation, tandis que la mission canadienne se poursuit en Afghanistan et que les horreurs imprévisibles des champs de bataille se succèdent.

Dans le cadre de la campagne, les militaires seront invités à dévoiler leurs problèmes.

L'annonce de la campagne, qui est prévue depuis longtemps, a seulement été faite mercredi, après des discussions animées dans la foulée du dépôt, la semaine dernière, du rapport du comité permanent de la défense nationale de la Chambre des communes. Le document recommandait que l'armée lutte publiquement contre le tabou qu'est, chez les soldats, le TSPT.

Le lancement de la campagne survient également au moment où une enquête militaire est toujours en cours, afin d'élucider le suicide présumé de la major Michelle Mendes, en Afghanistan, en avril dernier.

Outre les Forces canadiennes, d'autres organisations, comme l'Association canadienne pour la santé mentale et la Commission de la santé mentale du Canada, seront aussi des parties prenantes de la campagne, qui vise un "meilleur partage des idées" sur les troubles de stress, selon une source du milieu de la défense.

Il est également prévu que d'autres ressources soient consacrées pour bonifier le Groupe de soutien interarmées des Forces canadiennes, qui permet notamment aux soldats d'avoir recours à un guichet de service unique pour traiter leurs blessures.

La Défense nationale a indiqué qu'elle avait à coeur de développer et d'améliorer les programmes qui visent à prévenir, diagnostiquer et soigner les problèmes de santé mentale.