| Outre l'aspect émotionnel, la dépression perturbe les liens familiaux, sociaux et professionnels des canadiens |
|
|
|
Une enquête menée à l'échelle nationale indique que l'incapacité fonctionnelle liée à la dépression nuit aux relations interpersonnelles et au rendement professionnel des Canadiens.
"Cette enquête nous rappelle l'importance de s'intéresser non seulement aux émotions, mais au fonctionnement des patients dans tous les aspects de leur vie quotidienne." Selon les résultats de l'enquête, la grande majorité des médecins canadiens (96 %) perçoivent la dépression comme l'une des trois principales causes d'incapacité(2). La dépression est d'ailleurs la cause d'incapacité la plus souvent évoquée par les médecins. Malgré la sensibilisation des médecins à cet égard, seulement la moitié des patients (50 %) affirment avoir des discussions fréquentes sur l'incapacité fonctionnelle avec leur médecin(2). Moins de quatre personnes sur dix estiment discuter souvent avec leur médecin de leur capacité de se charger de leurs responsabilités familiales (38 %), de leur capacité de fonctionner au travail (31 %) ou des conséquences de la dépression sur leurs relations interpersonnelles (28 %)(2). Ces résultats sont étonnants puisque neuf patients sur dix se disent au moins un peu préoccupés par l'effet de la dépression sur la capacité fonctionnelle, et que 62 % des personnes interrogées affirment être très préoccupées à ce sujet(2). "Les patients croient avoir une bonne relation avec leur médecin, et il s'agit là d'une bonne nouvelle", commente Jean-Rémy Provost, directeur général de Revivre - Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires, au sujet du fait que 85 % des patients se déclarent satisfaits de la possibilité d'aborder les questions qui les préoccupent le plus(2). "En discutant de façon proactive des conséquences de la dépression sur la capacité de remplir les responsabilités domestiques et professionnelles, les Canadiens peuvent former une alliance avec leur médecin de façon à obtenir le meilleur traitement et les meilleurs soins possibles." LA DEPRESSION EN MILIEU DE TRAVAIL ET L'INSECURITE FINANCIEREOn estime que trois millions de Canadiens seront atteints de dépression au cours de leur vie. Dans la plupart des cas, la dépression surviendra entre l'âge de 24 et 44 ans, soit au cours de la période d'activité professionnelle(3). La dépression peut avoir de profondes répercussions sur le rendement au travail, ce que de nombreux médecins ne semblent pas reconnaître, si l'on en croit les résultats de l'enquête. Lorsqu'elles présentent des symptômes de dépression, les personnes interrogées occupant un emploi déclarent consacrer deux heures de leur journée de travail à des activités qui ne sont pas liées au travail. De plus, 42 % d'entre elles quittent le travail plus tôt. Malgré tout, seulement 23 % des médecins déclarent avoir discuté de ce mécanisme d'adaptation avec des patients(2). Chez les personnes interrogées occupant un emploi, 55 % craignent que la diminution de leur rendement soit perçue à tort comme un manque d'intérêt envers leurs fonctions, et 73 % d'entre elles croient que cela les rend vulnérables aux mises à pied dans le contexte économique actuel(2). La majorité des Canadiens atteints de dépression interrogés (70 %) affirment que les symptômes de la maladie ont entraîné des bouleversements importants, à un moment ou à un autre, dans leur carrière professionnelle, tels que la démission (35 %), un congé d'invalidité de courte ou de longue durée (respectivement 33 % et 29 %) ou le congédiement (25 %)(2). "Il est malheureux que la dépression, une maladie qui se traite, ait une incidence sur les conditions de vie, par exemple par la perte de revenus", estime Isabelle Moreau, déléguée commerciale chez Shepell.fgi. "Les employeurs doivent absolument trouver des solutions pour aider leurs employés à maîtriser leurs symptômes émotionnels, physiques et fonctionnels au travail." Les symptômes fonctionnels de la dépression dépassent le cadre de la vie professionnelle et se manifestent également sur les relations personnelles et les activités sociales. Huit Canadiens atteints de dépression sur dix affirment que leurs activités préférées leur apportent moins de plaisir (80 %) et qu'ils se sentent seuls ou ne s'investissent pas dans les relations avec la famille et les amis (74 %)(2). LES ECHELLES D'EVALUATION POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES SYMPTOMES FONCTIONNELSL'évaluation que font les médecins des patients atteints de dépression repose souvent sur des interactions informelles, ce qui ne permet pas de mesurer l'évolution de leur état. Il existe des échelles normalisées pour l'évaluation des troubles mentaux, mais on ne les utilise pas de manière systématique. Près de neuf médecins sur dix (87 %) ayant utilisé une échelle d'évaluation trouvent l'exercice utile(2). Pourtant, seulement 33 % des médecins qui connaissent l'échelle SDS (Sheehan Disability Scale)(4) destinée à évaluer la capacité fonctionnelle affirment l'utiliser "parfois". Parmi les patients dont le suivi comporte l'utilisation d'une échelle d'évaluation, huit sur dix (79 %) en voient l'utilité et affichent une plus grande satisfaction envers le traitement qu'ils reçoivent, comparativement aux patients qui n'ont pas été en contact avec ces échelles(2). "Dans le traitement des troubles mentaux, on oublie facilement d'utiliser des outils permettant d'en mesurer la progression, ce qu'on fait pourtant de façon systématique avec les maladies physiques", affirme le Dr Audet. "L'intégration d'outils tels que l'échelle SDS peut nous permettre d'ajuster le traitement de la dépression en visant non seulement la rémission, mais aussi le retour à une vie active et productive." PLAN ET METHODOLOGIE DE L'ENQUETEL'enquête menée par Léger Marketing a été commanditée par Wyeth Canada, en partenariat avec la Société pour les troubles de l'humeur du Canada et Shepell.fgi. Elle comporte deux volets et repose sur l'utilisation de deux questionnaires en ligne, l'un visant les adultes canadiens ayant reçu un diagnostic de dépression, et l'autre, les médecins canadiens. L'enquête visant les patients a eu lieu du 8 au 24 avril 2009 et a été menée auprès d'un échantillon de 802 personnes ayant reçu un diagnostic de dépression et utilisant un antidépresseur au moment de l'enquête ou ayant cessé d'utiliser un antidépresseur au plus un an auparavant. L'échantillon a été tiré d'un panel d'internautes sélectionnés pour les enquêtes de nature médicale. La méthode utilisée offre une simulation d'échantillon probabiliste comportant une marge d'erreur de +/- 3,5 %, 19 fois sur 20. L'enquête visant les médecins a eu lieu du 6 au 27 avril 2009 auprès d'un échantillon aléatoire de 150 médecins de l'ensemble du pays. L'échantillon a été tiré d'un panel d'internautes composé de médecins ayant des patients sous antidépresseurs au moment de l'enquête (100 omnipraticiens et 50 psychiatres). Source: http://www.newswire.ca
|




TORONTO, le 6 juill. /CNW Telbec/ - Une enquête menée récemment à l'échelle nationale indique que malgré leurs répercussions sur la vie quotidienne des personnes atteintes de dépression, les symptômes fonctionnels invalidants - la difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions, le manque de motivation et la perte d'intérêt ou de plaisir pour presque toutes les activités(1) - passent après les symptômes émotionnels dans les discussions entre les médecins et leurs patients. "Avec leur médecin, la plupart des patients évoquent les sentiments de découragement ou de tristesse généralement associés à la dépression, mais ils ne mentionnent pas toujours les conséquences qu'ont les symptômes fonctionnels sur leur vie", selon le Dr Denis Audet, omnipraticien.