| Historique du Pont du Suroît |
|
|
|
|
La période de 1981 à 1986 La politique…En 1981, devant le constat que la Montérégie est une région à forte croissance de population, une région dépendante de Montréal sur le plan des services et une région défavorisée sur le plan des ressources, l’instance régionale a proposé des orientations qui s’articulent autour des principes suivants : · La complémentarité interrégionale et l’équilibre entre les sous-régions sur le plan des ressources et des services ; · Le développement d’un véritable réseau pour assurer un réseau efficace et efficient ; · L’humanisation des services. Ces orientations ont été formulées alors que l’économie était en croissance et que le Conseil Régional de la Santé et des Services Sociaux jouait surtout un rôle de consultation. Les travaux de la Commission Rochon (1985) débutent au cours de cette période.i 1985Au Sud-Ouest…Dans la région du Sud-Ouest, mis à part le Centre Hospitalier de Valleyfield avec son département de psychiatrie, sa clinique externe de psychiatrie et son centre de jours pour adultes, peu de ressources sont disponibles pour les parents et proches des personnes atteintes de maladie mentale. La Ressource de Transition Le Tournant existe mais le dialogue avec le Centre Hospitalier est difficile. La place qui est faite aux familles et proches de personnes atteintes de maladie mentale est quasi nulle. L’Association Canadienne pour la Santé Mentale, secteur Valleyfield, qui regroupe surtout des intervenants du milieu hospitalier, a à cœur quelques projets de promotion et de prévention.
Les intervenants, infirmières en majorité, s’interrogent sur la problématique vécue par les parents et proches de personnes atteintes de maladie mentale. En 1985, Monsieur Dominique Gagnon, alors directeur de l’ACSM Valleyfield, entend parler de l’AQPAMM (Association Québécoise de Parents de Malades Mentaux) de Montréal. Ce genre de groupe d’entraide dans la région semble être ce qui pourrait combler les besoins des parents et proches. Une équipe de travail pour la mise sur pied d’un tel groupe est alors formée par :
· Jacqueline Lefort : travailleuse sociale du CHV ; · Guylaine Leduc : inf. au département de psychiatrie du CHV ; · Huguette Chayer : inf. de la C.E.P. du CHV.
Une visite à l’AQPAMM est faite pour voir comment ça se passe. Le contact entre l’AQPAMM et Valleyfield est d’autant plus facile puisque la fondatrice de l’AQPAMM est Madame Yolanda Sabettha, une travailleuse sociale qui a œuvré longtemps au CHV et qui avait été impliquée à la mise sur pied du département de psychiatrie avec le Docteur André Nobert.
La période de 1987 à 1990La politique…
Cinq ans après, le Conseil régional de la Montérégie refait son plan quinquennal (1987 – 1992 ). Plusieurs orientations y sont reportées et reformulées avec plus de force. En effet, le CSSSM insistait sur l’équité inter et intrarégionale, sur l’approche globale et intégrée ainsi que sur la prévention. Le plan proposait le principe de reconnaissance des différences démographiques, socio-économiques, linguistiques et culturelles.
Le plan quinquennal a été adopté avant le dépôt du rapport de la Commission Rochon (1988 ). Il n’a pu bénéficier de plusieurs des recommandations proposées au rapport et qui deviendront par la suite, les fondements de la Réforme.
AU SUD-OUEST…
À la fin de 1986, via la Clinique Externe de Psychiatrie du CHV, des parents sont contactés pour leur part de la possibilité de former un groupe d’entraide. Environ huit personnes répondent à ce premier appel. Une première rencontre a lieu le 12 janvier 1987. À cette rencontre, on explique ce qu’est un groupe d’entraide, on regarde le fonctionnement de l’AQPAMM et on élabore des stratégies pour la mise sur pied d’un tel groupe d’entraide dans la région.
Une première rencontre d’entraide a lieu le 4 mars 1987 à la Clinique Externe de Psychiatrie ; dix parents y assistent. Le besoin de se rencontrer semble évident. Tous manifestent le désir de se revoir. Le 1er avril 1987, une première conférence a lieu avec Dr André Nobert ; 19 personnes y assistent. Les besoins pour ce genre de rencontres se confirment. L’intérêt des parents est manifesté ; L’idée de fonder une association à part entière est lancée.
L’aide du CLSC est demandée. Monsieur Denis Bourque, organisateur communautaire, y est assigné. En août 1987, un comité provisoire est mis sur pied ; il est formé par Mesdames Diane Allen, Nicole Rochefort, Huguette Chayer, Huguette Lepage, Nicole Cormier, Maryse Morissette et Messieurs Jean-Maurice Lepage et Michel Morissette. Des visites à l’AQPAMM ont lieu. Les bases sont pensées. La charte de l’AQPAMM est copiée presque mot pour mot. Toujours avec l’aide de l’organisateur communautaire, l’incorporation est faite en décembre 1987. L’Association des Parents et Amis des Patients en Santé Mentale du Sud-Ouest est fondée. Les membres du comité provisoire ont plaisir à se rencontrer chez l’un et chez l’autre. L’esprit de camaraderie est fort.
1987 – 1988
L’assemblée de fondation a lieu le 13 avril 1988. 18 personnes y assistent. Un premier conseil d’administration de 7 personnes est élu. Le président est Monsieur Jean-Maurice Lepage, vice-président Michel Morissette, trésorier Paul-Émile Lacroix, secrétaire Nicole Cormier, administratrices Maryse Marleau-Morissette, Huguette Lepage et Rita Lacroix.
Les rencontres du conseil d’administration, faute de locaux permanents, ont toujours lieu chez un des membres.
Un don de la Fondation de la Psychiatrie du CHV ainsi que quelques cartes de membres vendues procurent un budget de 318,00 $ dont 107,00 $ sont dépensés. L’année se termine avec un excédant de 211,00 $.
Les rencontres d’entraide et de conférence se poursuivent. Le taux de participation est assez remarquable pour une première année. 6 rencontres d’entraide ont réuni 71 personnes et les conférences au nombre de 5 ont réuni pour leurs parts 99 personnes. Pour sa première année d’activité, l’APAPSMSO a réuni 170 personnes. Pendant ce temps, le mouvement de changement, au niveau du Ministère de la Santé, se poursuit.
1988 – 1989
LA POLITQUE…
Nous sommes en plein cœur du plan quinquennal (1987 –1992) du Conseil Régionale de la Montérégie. Plusieurs orientations y avaient été reportées et reformulées. En effet, le CSSSM insistait sur l’équité inter et intrarégionale, sur l’approche globale et intégrée ainsi que sur la prévention. Le PROS santé mentale prend forme. Le plan proposait le principe de reconnaissance des différences démographiques, socio-économiques, linguistiques et culturelles. Monsieur Michel Gonthier est alors conseiller au secteur santé mentale pour la région du Sud-Ouest.
AU SUD-OUEST…
Monsieur le conseiller au secteur santé mentale, Monsieur Michel Gonthier, ainsi que Madame Françoise Beauregard, entrent en contact avec Monsieur Jean-Maurice Lepage, le président de l’époque. L’association se voit offrir des budgets importants pour développer l’entraide et le programme de répit aux familles.
Ce n’est pas avec enthousiasme que les membres fondateurs ont accepté d’être les « parrains » de cette nouvelle orientation. L’association de « cuisine » de l’époque doit donc se structurer pour affronter toutes les nouvelles structures qui allaient être misent sur pied dans les années à venir.
Habitués à un bénévolat peu demandant en terme d’énergie, les membres du conseil d’administration sont très réticents à accepter ces argents. En fait, ils préféreraient en rester à une « association de cuisine ».
La période de 1990 à 19931990
LA POLITIQUE…
Face à cette réticence, la Régie Régionale devient de plus en plus insistante. Les communications tant écrites que téléphoniques se multiplient. Avec la création des régies régionales, les orientations 1987 – 1992 ont dû être révisées afin de tenir compte de leurs nouveaux rôles ii. Les orientations préconisées depuis 1981 telles que la complémentarité, la continuité et l’humanisation des soins ainsi que la notion de réseau intégré, efficace et efficient se fait de plus en plus pressant. Les plans régionaux d’organisation de services, les cadres de planification et les cadres d’allocation de ressources sont maintenant les outils de travail de la Régie régionale. Probablement pressé par l’actualisation du PROS en santé mentale, Monsieur Gonthier se fait plus insistant auprès de l’APAPSMSO.
Les principales préoccupations de la Régie régionale depuis près de dix ans sont iii :
· Le développement d’un réseau régional intégré, efficace et efficient par le décloisonnement du réseau ; · L’équité interrégionale sur le plan des ressources et de l’accès aux services qui passe par l’obtention d’un budget régional pour la région ; · L’humanisation des soins ; · La coordination et la concertation de toutes les ressources et de l’ensemble des intervenants et intervenantes impliqués ; · La création, l’expérimentation et l’évaluation de nouveaux types de ressources et de programmes ; · Le développement de ressources alternatives comme solutions de remplacement des ressources institutionnelles dans tous les secteurs ; · L’utilisation maximale des ressources existantes ; · La poursuite de la décentralisation vers les régions ; · La mobilisation de la population aux problématiques locales.
La réforme, la Loi et la Politique de la santé et du bien-être ont donné les balises des travaux de l’instance régionale entre 1990 et 1995. Enfin, en juin 1994, la Régie régionale de la Montérégie se dote d’un plan d’action en regard de cette politique. Il est basé sur les réalités de la région et les actions ciblées se concrétiseront par un leadership sous-régional.
Actuellement, on constate une volonté politique d’accélérer la décentralisation réelle vers les régions et l’allégement des politiques de gestion pour leur donner plus de marge de manœuvre ainsi qu’aux producteurs de services. Il est devenu clair que les instances régionales devront gérer des budgets régionaux globaux et fermés et que des comptes devront être rendus au Ministère et au Gouvernement sur les résultats des programmes quant à l’amélioration de la santé et du bien-être de leur population.
AU SUD-OUEST…
Aucun changement majeur n’a lieu quant au fonctionnement de l’Association. Les rencontres mensuelles ont toujours lieu. Les pourparlers avec la Régie régionale sont toujours actifs. Le CA ne tient vraiment pas à avoir des comptes à rendre à la Régie régionale en acceptant les budgets offerts. Ils tiennent à leur autonomie et indépendance. De toute façon, les membres sont satisfaits des services offerts et n’en demandent pas plus.
La participation à la table tripartite sous-régionale semble plus ou moins pertinente pour le CA de l’APAPSMSO. Les gens qui y siègent sont tous des professionnels du milieu alors que les membres du CA sont des parents bénévoles qui sont parfois dépassés par la maladie. L’importance de ces rencontres n’est pas évidente.
1991
LA POLITIQUE…
En août 1991, le Conseil de la Santé et des Services Sociaux de la Montérégie, (aujourd’hui la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux de la Montérégie), a octroyé des budgets pour développer le programme Répit-Dépannage. Les argents reçus étaient pour les années financières de 1990 – 1991 et 1991 – 1992 (phase 1).
AU SUD-OUEST…
Lors de l’assemblée générale de juin 1991, c’est l’éclatement du conseil d’administration ; 5 des 7 membres du conseil d’administration ne renouvellent pas leurs mandats. Personne ne veut prendre leur place. Monsieur Jean-Maurice Lepage et Madame Nicole Cormier se retrouvent seuls pour continuer. Après un été à réfléchir, ils se consultent et décident de continuer malgré tout.
Les rencontres mensuelles sont maintenues mais un essoufflement se fait vite sentir. Préparer les communiqués de presse, les réservations de salles, trouver des conférenciers, animer les soirées demandent beaucoup d’énergie. Un appel de détresse est fait au CLSC. Monsieur Jean Tremblay, organisateur communautaire est délégué pour restructurer l’Association et la faire démarrer.
Entre temps, la mise sur pied de tables tripartites sous-régionales se poursuit. Les besoins de la sous-région sont évalués. La priorité des besoins, et du fait, la distribution des budgets sont faits. Évidemment, l’implication de l’APAPSMSO est régulière vu le manque de disponibilité étant donné que les rencontres ont lieu sur les heures de travail. Le « langage technique », les procédures font aussi en sorte de démobiliser l’intérêt.
La Régie régionale, par le biais de Monsieur Gonthier, offre des budgets pour les programmes d’Entraide et de Répit afin d’appliquer le PROS Santé Mentale dans le Sud-Ouest. Face aux réticences de Monsieur Lepage et de Madame Cormier, qui sont toujours seuls au conseil d’administration, et qui trouvent très lourd de tenir l’Association à bouts de bras, Monsieur Gonthier leur fait miroiter la possibilité d’engager un salarié qui pourrait coordonner l’Association et mettre en œuvre le programme de Répit aux Familles. La supervision d’un salarié, faire les paies, gérer des budgets sont les plus grosses appréhensions manifestées. Une entente entre Le Tournant et l’APAPSMSO est finalement conclue. Les premiers chèques sont émis.
Une « Étude Exploratoire sur les Besoins des Familles au Niveau d’un Programme de Répit » pour le secteur de Valleyfield dans le cadre de la Phase I de la Politique de Santé Mentale est commandée à la Coopérative de Travail en Services Communautaires Everton. Cette étude portera sur l’évaluation des besoins des familles, afin de déterminer les services qui pourraient alléger le fardeau des familles qui assument la présence continue d’une personne atteinte de maladie mentale.
1992
LA POLITIQUE…
Les rencontres de la Table Tripartite sous-régions vont bon train.
AU SUD-OUEST…
À la suite de l’entente avec la Ressource de Transition Le Tournant, un comité de sélection est mis sur pied afin de procéder à l’embauche d’un coordonnateur. Plusieurs entrevues sont faites sur une période de quelques mois. Finalement, en mai 1992, l’embauche du premier permanent est faite.
Les mandats sont alors énormes. Tout d’abord, restructurer l’APAPSMSO, tant au niveau des activités qu’au niveau du conseil d’administration. Développer l’Association puis mettre sur pied le programme de Répit aux Familles en se basant sur « l’Étude Exploratoire sur les Besoins des Familles au Niveau d’un Programme de Répit » pour le secteur de Valleyfield.
Malheureusement, cette étude n’a pas eu l’impact voulu. Les résultats obtenus n’ont pas été très révélateurs ; trop peu de familles ont participé à la cueillette d’information. La validité du document est remise en question.
Un conseil d’administration complet est remis en fonction avec l’aide de Monsieur Jean Tremblay du CLSC. Une prise de contact est faite avec les anciens membres et une programmation pour l’année est présentée. L’APAPSMSO reprend son envol.
Le membership est à la hausse constante. Le taux de participation augmente de mois en mois. Les contacts avec les autres ressources de la sous-région sont bons.
Des rencontres sont faites avec d’autres groupes d’entraide de la Montérégie et de la région de Montréal. L’APAPSMSO adhère à la Fédération des Familles et Amis de la Personne Atteinte de Maladie Mentale (FFAPAMM). Avec ces contacts, la restructuration est plus facile. Le partage d’idées, de stratégies et d’outils favorise énormément le développement de l’Association.
La relation avec la Régie régionale est difficile. Quelques rencontres ont lieu avec le conseiller Monsieur Michel Gonthier. Il tente de nous convaincre de donner des services de Répit à des familles dont un enfant est atteint d’autisme ou d’hyper-activité. Les arguments apportés sont que les budgets dorment depuis trop longtemps et qu’il nous faut maintenant bouger. Ils tentent aussi de nous imposer les cas d’Alzeihmer. Notre inexpérience nous fait croire que nous devons assurer ces services. La Régie régionale se fait plus insistante ; comme nous avons reçu les budgets des années antérieures, elle nous demande de faire abstraction des programmes du PROS. Après multiples appels téléphoniques à d’autres associations d’entraide, nous avons la confirmation que ces cas ne relèvent pas de nous puisque nous n’avons pas les budgets correspondants à ces problématiques.
1993
Le 1er avril 1993, nous prenons gestions de nos budgets en main. L’entente avec Le Tournant prend fin.
En juin 1993, débordé par les différents dossiers et projets, l’embauche d’une intervenante pour le programme Répit aux Familles ainsi que d’une secrétaire se fait urgent. Les locaux, loués à la Ressources de Transition Le Tournant, se font trop petits. L’APAPSMSO déménage dans des locaux plus grands.
Le CLSC, avec de nouvelles politiques de prêts de salle, demande qu’on reloge les soirées mensuelles. Elles auront lieu au Centre Hospitalier de Valleyfield pour quelques mois. À quelques reprises, le Conseil d’Administration du Centre Hospitalier nous demande, à 24 heures d’avis, de déplacer nos rencontres. Après des pourparlers avec le nouveau directeur général du CLSC, nous revenons au CLSC pour nos rencontres mensuelles.
La période de 1994 à 1996
Beaucoup de va-et-vient a lieu à la Régie régionale. Monsieur Jean-Marc Daigle remplace Monsieur Gonthier qui est tombé malade. Il ne semble pas connaître les dossiers qui lui ont été confiés. Maints appels téléphoniques ne trouvent pas réponse.
La Table-Tripartite sous régionale n’existe plus. Les ressources communautaires gardent contact mais les deux autres tiers ne sont disponibles. Il n’y a plus de gros sous en jeu ; le milieu institutionnel n’est plus là.
Le constat que les enveloppes qui accompagnent les programmes d’Entraide et de Répit aux Familles ne sont pas ce qu’elles devraient être est reconnu par nos interlocuteurs dans notre sous-région mais il ne semble pas y avoir de façon de réviser les priorités du PROS qui avaient été décidées dans les années antérieures. Des besoins ont été créés, les budgets de consolidation ne sont pas disponibles.
LES CONSTATS
Cette brève rétrospective permet de faire les constats que, depuis 1981, les orientations prises par les instances régionales sont cohérentes et se fondent sur celles du Ministère.
Le réseau s’est modifié et des points ont été marqués en Montérégie. En dépit des progrès réalisés, certaines problématiques fondamentales demeurent non résolues comme la complémentarité, la continuité des services et l’intégration du réseau. Mais pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Les conditions requises sont-elles satisfaites ? La concertation des acteurs du réseau fait-elle défaut ? L’organisation du réseau est-elle adaptée aux objectifs poursuivis ?
Le manque de leadership de l’instance régionale ou encore le manque de précision quant aux stratégies d’intervention et aux moyens d’action, sont des réponses possibles à ces questions.
Mais au-delà de ces considérations, la participation de tous les intervenants et intervenantes est importante afin que les pratiques professionnelles s’harmonisent et convergent vers l’intérêt des usagers. Il en est de même de la complémentarité entre les dispensateurs.
L’urgence de la situation commande des changements dans l’organisation des services et leur financement. La collaboration des acteurs et actrices est indispensable.
La période de 1996 à 1997LA POLITIQUE…
De nouvelles structures de consultation et décisionnelles sont mises en place. Nous siégeons à la Table sous-régionale du Suroît. De nouveaux défis sont lancés avec la venue du Ministre Jean Rochon. Des notions comme « faire plus avec moins », le virage ambulatoire, etc., sont apparus. Déjà on ressent un essoufflement au niveau du système des services santé et services sociaux. Heureusement, la Régie régionale commence à nous reconnaître comme acteur important dans le système. Pour le prouver, elle nous alloue une petite hausse de subvention.
AU SUD-OUEST…
L’année 1996 – 1997 en fut une très chargée. Effectivement, il y a eu beaucoup de mouvement tant à l’intérieur de la ressource qu’à l’extérieur. Nous pouvons être fiers du travail que l’APAPSMSO a accompli au cours de cette année, et il faut souligner notre grande capacité à s’adapter aux différentes situations.
Beaucoup de services ont été profitables aux familles. Nous sommes assurés qu’elles reçoivent des services de qualité. Malgré le fait que cette année, l’association profitait de deux (2) permanents au lieu de trois (3), nous constatons une augmentation de demandes de services. À titre d’exemple, nous n’avons qu’à comparer le nombre d’appel acheminés à nos locaux au cours des deux (2) dernières années :
1995 – 1996 : plus de 485 appels 1996 – 1997 : les appels ont plus que doublé (1091appels)
Voilà un exemple concret que l’APAPSMSO est un organisme qui offre des services essentiels aux familles et aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale.
La période de 1997 à 1998
LA POLITIQUE…
L’APAPSMSO est toujours très présente aux différentes instances. Notre but est toujours de bien représenter les intérêts de notre clientèle et de la personne atteinte de maladie mentale.
AU SUD-OUEST…
L’APAPSMSO, fête ses 10 ans. Après ces années de fonctionnement, un petit bilan s’impose. La mission et les objectifs de l’organisme sont revus. Une étude auprès des familles et proches a été effectuée par Monsieur Daniel Mc Graw afin d’évaluer nos activités et nos services offerts. À la suite de cette étude, nos activités et services ont été remodelés afin d’offrir des services correspondants aux besoins actuels de notre clientèle.
La période de 1998 à 1999
LA POLITIQUE…
Les partenaires étudient la possibilité de changer les structures participatives afin de mieux coller aux réalités vécues par la clientèle.
AU SUD-OUEST…
Nous sommes enfin reconnus par les différents partenaires de la région du Suroît. La promotion faites directement auprès des intervenants du CHRS et CLSC, nous a permis de clarifier notre rôle dans le système de la Santé et des services sociaux. D’ailleurs, nous recevons toujours plus de références de leur part. Près de 789 services directs, soit une augmentation de 41 % avec l’année dernière est constatée.
Nous sommes aussi plus présents dans la région de Vaudreuil-Soulanges. Notre participation au comité d’Action pour la santé mentale, notre implication au CA de la Corporation de Développement Communautaire, ainsi que la mise sur pied du groupe d’entraide dans cette région, nous a grandement aidé à nous faire reconnaître par les partenaires et par la population de Vaudreil-Soulanges.
La période de 1999 à 2000
LA POLITIQUE…
La Table sous-régionale mise sur pied par la Régie régionale au début des années 1990, est remplacée par des comités multi-clientèles par MRC. Dans notre région, 3 tables de ce type ont vu le jour. Afin de pouvoir concentrer les forces et les intérêts des différents partenaires, des comités programmes clientèles (pour nous « santé mentale ») sont issus de ces comités par MRC multi-clientèles. En tout, nous avons dû participé au comité programme clientèle santé mentale.
AU SUD-OUEST…
L’année a été marquée par la tenue du colloque provincial à Valleyfield destiné aux familles et aux proches de personnes atteintes de maladie mentale. Plus de 130 personnes provenant de toutes les régions du Québec y ont participé.
À l’aube de l’an 2000, l’APAPSMSO a changé sa dénomination sociale. En effet, depuis le 26 mai 1999, nous sommes devenus Le Pont du Suroît. De nouveaux outils de promotion ont été développés afin de poursuivre la promotion de l’organisme.
Des projets tels que : l’édition en collaboration avec le CHRS du dépliant portant sur les règles de vie à l’unité de psychiatrie, le projet 7/7 avec les autres associations de parents en Montérégie ainsi que le fameux projet Partenaires ont été mis en branle
La période de 2000 à 2001
LA POLITIQUE…
L’action politique tient de plus en plus d’importance, en effet, afin de faire reconnaître les besoins des familles et faire connaître leurs préoccupations, nous devons nous mobiliser. Ne rappelons ici que quelques unes des instances où nous avons dû nous mobiliser. Ces actions ont été faites en concertation avec les six (6) autres associations de la Montérégie avec un appui important de la FFAPAMM. Nous avons donc rédigé en collaboration deux (2) mémoires qui ont été déposés aux instances suivantes:
· Le groupe d’appui à la transformation des services de santé mentale · La commission Clair
AU SUD-OUEST…
Fermeture du point de service L’année dernière nous avions vu que le point de service de Vaudreuil-Dorion avait été peut utilisé. Cette année, nous ne pouvons que constater que la tendance s’est maintenue. Les familles de l’extérieur de la ville de Vaudreuil-Dorion préfèrent toujours être rencontrées à domicile plutôt que de se déplacer. Devant cette réalité, le conseil d’administration a pris la décision de fermer le point de service. Les familles et proches seront toujours rencontrés sur le territoire de Vaudreuil-Soulanges soit à domicile ou dans des locaux empruntés au CLSC La Presqu’île.
Projet Partenaires. Enfin ce projet est à se réaliser. Nous avons obtenu une subvention dans le cadre du Fond de Lutte Contre la Pauvreté qui nous a permis d’embaucher Catherine Séguin à titre d’agent de développement.
Regroupement des Associations de Parents et Amis du Malade Mentale de la Montérégie. Les sept (7) associations de Parents et Amis de la Montérégie, ont décidé de se regrouper de façon officielle afin de donner une voix unique aux familles de la Montérégie.
Conseil d’administration de la FFAPAMM Notre directeur, Marc-André Bédard, a siégé au conseil d’administration de la Fédération des Familles et Amis de la Personne Atteinte de Maladie Mentale tout au long de l’année. De voir les dossiers politiques avec une perspective provinciale est des plus enrichissante et stimulante et nous permet de “voir venir” les débats qui seront à faire au niveau local.
LA PÉRIODE 2001 – 2002
LA POLITIQUE…
Cette année l’action politique a pris plus d’importance. Tous les changements qui sont en cours au niveau des services en santé mentale tant aux niveaux régional, Montérégien que provincial ont un impact direct sur les familles de personnes atteintes de maladie mentale. Afin de faire reconnaître les besoins des familles et faire connaître leurs préoccupations, nous devons sans cesse être vigilants et nous mobiliser. Des actions communes ont été faites en concertation avec les six (6) autres associations de la Montérégie ainsi qu'avec la FFAPAMM.
Pour ne citer qu'un exemple, notons : - Le Groupe d'appui à la transformation des services de santé mentale où Marc-André a siégé à titre de représentant des familles pour la province: - Avis sur les réseaux intégrés adultes - Développement des compétences - Appropriation du pouvoir - Suivi dans la communauté
AU SUD-OUEST…
Comité santé mentale Vaudreuil-Soulanges En cour d’année ce comité a suspendu ses travaux parce que trop de désaccords sur des points fondamentaux sont survenus.
Projet Partenaire Le guide est quasis terminé.
Réseaux intégrés pédopsychiatrie La Régie régionale est a implanté, un réseau intégré pour la clientèle 0 – 17 ans. Nous participons activement aux travaux. Nous avons réussi a faire reconnaître que les familles ne sont pas des dispensatrices de services mais bien une clientèle à desservir. Parallèlement à cela, des travaux ont lieux au niveau du groupe d’appui où Marc-André siège toujours.
Organismes communautaires Les organismes communautaires santé mentale ont continué, malgré la suspension des travaux MRC, a se recentrer de façon régulière afin de suivre les travaux enclenchés par la réorganisation des services.
i Vers un virage santé et bien-être, Plan Stratégique 1995 – 1998 de Transformation du Système, Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux, page 9.
ii Vers un virage santé et bien-être. iii Étude Exploratoire sur les Besoins des Familles au Niveau d’un Programme de Répit.
|



