Ce trouble touche près de 2% de la population adulte

2 percentLe trouble obsessionnel-compulsif est caractérisé par l'obsession, le rituel, l'anxiété et l'évitement. Il touche près de 2% de la population adulte, ainsi que de très nombreux enfants et adolescents.

D’ailleurs, lorsque des adultes se décident à consulter, 65% d’entre eux affirment que leur trouble s’est développé dans leur jeunesse.

 

 

 

 

L'obsession

Le TOC débute lorsque les anxiétés et les incertitudes chez une personne deviennent des obsessions. Ces pensées conscientes et pénibles, s'imposent automatiquement à l'esprit de façon répétitive et contre la volonté.

Il existe un nombre quasiment illimité d'obsessions, mais celles-ci peuvent être classées par thèmes:

  • Les obsessions de contamination sont la crainte d'être souillé ou contaminé par un contact physique, un microbe ou une radiation.

  • Les obsessions d'erreur (doute excessif) consistent en la crainte d'avoir oublié de fermer le gaz, les serrures, d'avoir mal fait son travail, d'avoir perdu ou oublié quelque chose, ou en la crainte obsédante du désordre.

  • Les obsessions d'agressivité correspondent à la peur de faire du mal à quelqu'un par inadvertance ou en perdant le contrôle de soi.

  • Les obsessions de malheur sont fondées sur l'idée qu'on peut porter malheur aux autres par la pensée.

S'ajoutent à ces thèmes:

  • Obsession de collection et d'accumulation;
  • Obsession de symétrie, d'exactitude et d'ordre.

 

La compulsion

La compulsion est la réponse pour se soulager de l’obsession. Par exemple, pour l'obsession de contamination, la personne en vient à se laver les mains parce qu'elle a touché un savon qui aurait déjà été contaminé, parce que déjà utilisé...

Ce rituel, l'obsession suivi de la compulsion, se répètera sans cesse. Il devient problématique lorsqu'il envahit le quotidien. Bien souvent, la personne est consciente de l'absurdité de son comportement, mais est incapable d'éviter le rituel compulsif. Si elle ne le fait pas, elle se sent coupable et l’anxiété augmente. Elle viendra à le faire quand même, même si le temps requis est exagéré. Elle sait que ce n'est pas normal de constamment faire son rituel et que son entourage réagira. Elle s'isolera pour continuer ce rituel parce qu'elle a honte. Il lui est alors plus difficile de maintenir ses relations personnelles.

Comment soigne-t-on le TOC ?

La personne doit en parler à son médecin ou un intervenant en santé mentale. À un stade précoce, une simple prise de conscience, une explication et une bonne dose de volonté peuvent suffire à ce qu'elle se défasse de son trouble.

Si l'obsession et la compulsion sont devenues un rituel inévitable, un suivi avec un intervenant sera probablement nécessaire. Une pharmacothérapie permet d'atténuer les symptômes du trouble obsessionnel-compulsif et de diminuer l'anxiété. Une psychothérapie comportementale peut alors être amorcée.

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